Les projets commerciaux ont permis d’augmenter la valeur des permis de bâtir en avril de 5% pour se chiffrer à 6,7 G$, au moment où la construction résidentielle est en baisse, indiquent les données publiées vendredi.
La valeur des permis dans le secteur non résidentiel a augmenté de 32 % pour atteindre 2,8 G$, ce qui représente une troisième hausse mensuelle consécutive. L’augmentation provient à la fois de la hausse des permis commerciaux et de la hausse des intentions de construction de bâtiments institutionnels, comme des écoles et des hôpitaux.
Les gains dans le secteur commercial, notamment une forte construction de locaux pour le commerce de détail et de locaux à bureaux en Alberta et en Ontario, ont plus que compensé la baisse dans le secteur résidentiel, qui a chuté de 8% par rapport à mars pour atteindre 3,9 G$.
La baisse est principalement attribuable au ralentissement dans la construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, indique Statistique Canada.
La chute en avril du nombre de permis de bâtir résidentiels coïncide avec un rapport récent de l'Association canadienne de l'immeuble, qui indique que le sommet du marché domiciliaire au pays est maintenant une histoire du passé. L’Association a révisé sa prévision de croissance pour le marché de la revente mercredi, citant un ralentissement dans les marchés en ébullition de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.
On prévoit maintenant que 490 600 logements changeront de main cette année à l’échelle nationale, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport à 2009, mais en baisse par rapport au gain de 13,3% enregistré en février suite à la revente de 527 300 logements, indique l’Association.
On s’attend maintenant à ce que le prix moyen d’une maison augmente de 1,6% pour atteindre un sommet inégalé de 325 400 $, ce qui est toutefois un ajustement à la baisse de 5,4% par rapport aux prévisions de février.