Routes: les Québécois sauront bientôt s'ils paient trop

| Alexandre Robillard La Presse Canadienne |
Les Québécois sauront bientôt s'ils paient trop cher pour la construction de leurs routes, a indiqué mardi le bureau de la ministre des Transports Julie Boulet.
L'attachée de presse de la ministre, Jolyane Pronovost, n'a cependant pas été en mesure de préciser quand ces résultats seront connus.
Mais une sous-ministre adjointe aux Transports, Anne-Marie Leclerc, a assuré que les conclusions d'une étude comparative avec l'Ontario et le Nouveau-Brunswick seront rendues publiques d'ici la fin du mois.
La semaine dernière, Mme Boulet avait pourtant déclaré que ces données seraient dévoilées avant la fin des travaux parlementaires, prévue ce vendredi.
En février, alors qu'elle annonçait cette initiative pour répondre à des préoccupations soulevées par le vérificateur général Renaud Lachance, la ministre avait affirmé que les résultats de l'étude comparative seraient connus ce printemps.
Mardi, Mme Leclerc a affirmé que 80% des travaux sont complétés et qu'elle sera en mesure de respecter l'échéancier qui lui avait été fixé en présentant ses conclusions avant juillet.
Selon la sous-ministre, la réalisation de l'étude a été accomplie sans délai même si la tâche s'est avérée plus complexe que prévu au départ.
«Les gars ne se sont pas traîné les pieds, a-t-elle dit. Il y a eu beaucoup d'aller-retour mais pas de retard comme tel. Ç'a demandé plus d'efforts que ce qu'on pensait. De tout le monde.»
Mme Leclerc a affirmé qu'une quizaine de personnes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario étaient affectées à l'étude, qui doit permettre de comparer les coûts des infrastructures dans les trois provinces.
«On essaie de faire les choses correctement, sérieusement, pour que l'information soit fiable», a-t-elle dit.
Relancée la semaine dernière au sujet de l'avancement des travaux, Mme Boulet s'était montrée optimiste quant à la possibilité de présenter ses résultats cette semaine.
«On a dit d'ici la fin de la session», avait-elle laissé tomber.
En février, Mme Boulet avait affirmé que le ministère disposait déjà des chiffres du Nouveau-Brunswick et attendait ceux de l'Ontario, qui ont été transmis en mars.
Le porte-parole péquiste en matière de transports, Stéphane Bergeron, a émis l'hypothèse que Mme Boulet souhaite retarder la publication des résultats après la fin des travaux parlementaires pour éviter de donner des munitions à l'opposition, qui prétend que les infrastructures coûtent plus cher au Québec.
«Les chiffres ne sont peut-être pas aussi éloquents et ne disent peut-être pas ce qu'elle aurait voulu, a-t-il dit. Imaginez qu'elle les aurait sortis avant la fin de la présente session: c'est certain qu'on aurait poussé les hauts cris.»
M. Bergeron a affirmé que l'étude comparative sera probablement publiée après la fin des travaux parlementaires.
Réclamant une commission d'enquête sur le milieu de la construction, où les allégations de malversations et de collusion se sont multipliées, M. Bergeron s'est dit convaincu que les Québécois paient plus cher pour leurs routes que les citoyens des autres provinces.
«En prenant en considération toutes les nuances à apporter, on n'a pas réussi à me faire la démonstration qu'effectivement, ça ne coûte pas plus cher au Québec qu'ailleurs dans le reste du Canada pour des travaux analogues», a-t-il dit.
Avant d'être confrontée aux préoccupations du vérificateur général, qui s'était étonné que Québec ne dispose d'aucune étude comparative en matière d'infrastructures routières, Mme Boulet avait attribué les différences de coûts aux conditions climatiques particulières du Québec.
Ainsi, Mme Boulet avait expliqué que le gel et le dégel étaient plus fréquents au Québec et que l'épaisseur moyenne de l'asphalte, dans la province, était deux fois plus élevée qu'en Colombie-Britannique, ce qui entraînait une hausse des coûts.
Mardi, Mme Leclerc a mis en garde contre toute tentation de simplifier les résultats qui seront exposés prochainement.
«C'est pas simple et ce ne sera certainement pas simple de l'expliquer non plus, a-t-elle lancé. Je sais que ç'a l'air simple, vous allez tous me dire ça. Mais ce n'est pas si simple que ça.»
La sous-ministre adjointe a affirmé qu'elle effectuait son travail objectivement, peu importe si les conclusions démontrent que les Québécois paient plus cher pour leurs infrastructures.
«Ce qu'on essaie, c'est de travailler objectivement de façon structurée», a-t-elle dit.

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Pour la fête des mères, je souhaite que maman cesse d’abuser de moi
Depuis de nombreuses années, la petite Mylène et le petit Matthieu souffrent en silence des multiples abus de la part de leur mère qui présente des comportements erratiques.
En décembre 2005, après avoir abandonné sans la moindre surveillance ses jeunes enfants, leur mère abusait verbalement du père devant le juge Kirkland Casgrain, lui reprochant d’avoir tenté de secourir ses enfants.
Par la suite en novembre 2006, François Rolland, le juge en chef, a déshonoré sa profession en affirmant au père concerné par cette affaire que ce n’était pas si grave qu’une mère abandonne ainsi ses enfants sans surveillance. Plus tard, il précisait que le fait pour la mère d’avoir déjà effectué de multiples tentatives de suicide dans le passé ne mettait pas nécessairement la santé ou la sécurité de ses enfants en péril.
Dernièrement, en janvier 2010, la mère abandonna encore une fois les deux petits enfants. Comme d’habitude, la police est de nouveau intervenue pour cueillir les enfants secourus par leur père et les confier aux bons soins de leur mère, sans autre forme de procès.
Non seulement nos juges sont-ils corrompus, mais ils font preuve d’une telle incompétence, d’un tel aveuglement volontaire qu’ils représentent un véritable danger public.
Sans plus attendre, il nous faut une enquête criminelle indépendante sur le comportement scandaleux de certains juges et l’administration de la justice dans son ensemble.
Laisser un message de soutien au père, Andy Srougi en composant le (514) 332-0332.
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Loi sur l'énergie verte
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L'Ontario en colère contre le règlement québécois sur
la pollution automobile - L'Ontario était avertie, dit Québec
Beauchamp défend la mission économique prévue pour
profiter des bonnes occasions d'affaires que représentent
les sables bitumineux
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre du Développement économique et du Commerce de l’Ontario
, Sandra Pupatello, a laissé entendre hier que l’Ontario éprouvait
un
certain embarras devant le règlement automobile adopté
récemment
par Québec.
Ottawa — La sortie d'une ministre ontarienne contre le projet québécois
de Règlement sur les émissions de GES des véhicules
automobiles
a fait bondir Québec hier. Le gouvernement a démenti avoir manoeuvré
d'une quelconque manière dans le dos de l'Ontario.
La ministre du Développement économique et du Commerce de
l'Ontario, Sandra Pupatello, a laissé entendre hier que l'Ontario
éprouvait un certain embarras devant le règlement automobile
adopté récemment par Québec. Selon Mme Pupatello, les deux
provinces devraient harmoniser leurs règlements en ce qui
concerne la réduction des GES émis par les véhicules,
«puisque cela va avoir des effets majeurs sur l'industrie»
automobile ontarienne, a-t-elle déclaré à La Presse.
Ce que le Québec va faire «aura un impact en Ontario»,
a-t-elle dit.
«Nous voulons réduire les émissions de GES.
Mais nous pensons qu'il y a une meilleure façon d'y arriver en
tenant compte des préoccupations des parties intéressées»,
a ajouté Mme Pupatello. La position de cette dernière rejoint
essentiellement celle du ministre fédéral de l'Environnement,
Jim Prentice, qui a qualifié la semaine dernière de «sottise»
la décision de Québec d'adopter son propre règlement avant
le fédéral.
Les propos de Mme Pupatello ont soulevé de vives inquiétudes
au sein du ministère du Développement économique,
de l'innovation
et de l'exportation (MDEIE), dont le ministre Clément Gignac a
téléphoné à son homologue de l'Environnement,
Beauchamp, pour obtenir des explications.
On craignait au MDEIE que l'entente Québec-Ontario
(qui indique que les deux provinces vont travailler de
concert avant d'adopter de nouvelles mesures qui ont
des impacts économiques pour l'autre) n'ait été bafouée.
Or le cabinet de Mme Beauchamp dément formellement
les propos de Mme Pupatello.
L'Ontario a été informé dès 2007 des intentions de Québec,
a-t-on rappelé. Puis en 2008, la province a été avertie
officiellement.
L'entourage de Mme Beauchamp a aussi fait circuler
hier une lettre signée en juillet 2008 par le premier ministre
Dalton McGuinty dans laquelle il confirme que l'Ontario
adhère — comme le Québec —
à la Western Climate Initiative (WCI) lancée par la Californie.
Line Beauchamp a été «un peu surprise» par la sortie de la
ministre ontarienne, a reconnu hier son cabinet.
«Mais l'Ontario a le droit de ne pa
s appliquer les mêmes normes», a commenté son attaché de presse,
Dave Leclerc.
Paradis défend les sables bitumineux
Par ailleurs, la décision du MDEIE de financer une mission
économique où l'on vante les bonnes occasions d'affaires que
représentent les sables bitumineux albertains n'embarrasse pas
Line Beauchamp. Selon son porte-parole, Mme Beauchamp n'est
pas opposée à la mission.
«On sait que les sables bitumineux sont polluants», a expliqué
Dave Leclerc. Aussi, le Québec réclame «que le fédéral se donne
des cibles de lutte contre les GES plus exigeantes».
Mais en même temps, plusieurs entreprises québécoises pourraient
décrocher d'importants contrats de dépollution liés aux sables bitumineux.
«Si on verdit les sables et qu'en plus c'est bon pour nos entreprises,
pourquoi pas?»
Le MDEIE a défendu jeudi la mission économique en
affirmant que
ce sont surtout des entreprises faisant la promotion de
technologies
vertes qui y participeront. Le ministère n'a donné aucun
chiffre pour
étayer cette affirmation et a reconnu qu'être vert n'était
pas une
condition sine qua non pour participer à la mission.
Le ministre fédéral des Ressources naturelles,
Christian Paradis,
a pour sa part dénoncé «le Bloc et le PQ,
qui poursuivent leur
chasse aux sorcières contre tous ceux qui ne
partagent pas leur
position extrémiste sur les sables bitumineux»,
selon une
déclaration transmise par courriel.
M. Paradis faisait référence à la sortie du Parti québécois
contre la mission du MDEIE. Par contre, le chef du
Bloc québécois, Gilles Duceppe, a indiqué hier à la
Presse canadienne n'avoir jamais demandé à ce que le
développement des sables bitumineux soit arrêté et s'est
montré favorable à la mission.
Il n'y a rien de mal à ce que des compagnies profitent des
occasions d'affaires liées aux sables bitumineux, a dit
M. Duceppe. Mais il milite pour que le gouvernement
fédéral cesse d'offrir un «traitement préférentiel» aux
compagnies pétrolières et pour que le traitement des
sables soit mieux réglementé.
Quoi qu'il en soit pour M. Paradis, les deux partis
«vont trop loin: ils ne s'attaquent pas à des politiciens,
ils s'attaquent aux travailleurs et
aux entrepreneurs québécois qui veulent stimuler notre
économie en établissant des échanges commerciaux
avec l'industrie des sables bitumineux».
Christian Paradis estime que «l'exploitation des sables
bitumineux est un élément clé de la prospérité et de la
sécurité énergétiques du Canada». Il affirme qu'Ottawa
«va continuer à travailler avec l'industrie pour diminuer
l'impact environnemental».
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Selon les plus récentes prévisions, l'année 2010 s'annonce aussi
fructueuse que 2009 pour l'industrie de la construction.
Parmi les facteurs favorables, on note d'abord les retombées
des investissements dans les infrastructures, ainsi que la
sortie de crise économique.
Chantiers actifs
Sur les grands chantiers, la Commission de la construction
du Québec (CCQ) prévoit une année record en 2010.
On anticipe un volume de travail de 137 millions d'heures
travaillées pour des investissements de 45 G$
dans l'ensemble de la province.
Autre aspect positif de l'avis de la
CCQ, tous les secteurs seront en croissance dans la majorité
des régions.
Plus de 5 000 habitations
Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement
(SCHL), plus 5 500 habitations ont été mises en chantier en
2009 à Québec. Il s'agit d'une hausse inattendue de
1 % et seul résultat positif dans la province. Pour 2010,
gracieuseté d'une légère croissance du marché de l'emploi,
le nombre de mises en chantier devrait à nouveau
surpasser les 5 000 unités.
Reventes en hausse
En 2009, le nombre de reventes immobilières a repris le peu de
terrain perdu en 2008. La Chambre immobilière de
Québec a ainsi clôturé l'an dernier avec de nouveaux
records pour le prix et le nombre de transactions.
Elle anticipe une amélioration de 5 % en 2010, pour
atteindre de nouveaux sommets à près de 200 000 $
de valeur moyenne et de 11 000 reventes.
Rénovations stables
Enfin, du côté des investissements en rénovation résidentielle,
le Mouvement Desjardins anticipe dans son Indice de l'habitation
(IHD) une certaine stagnation autour de 15 G$ cette année.
Il s'agit néanmoins d'un niveau fort respectable, si on considère
qu'il a grimpé de 10 % en 2009 à la faveur des crédits d'impôt
à la rénovation fédéral et provincial.
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